Une étude “Haute couture et créateurs de mode, perspectives de croissance et positionnement stratégique des opérateurs” a été partiellement mise en ligne sur le site ABC Luxe… l’étude a été réalisée par Precepta qui est une filiale de Xerfi spécialisée dans les analyses de stratégie concurrentielle. Xerfi s’annonce même sur son site Internet comme le leader en France des études sur les secteurs et les entreprises, tout un programme me direz-vous !!!
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Voici donc la partie qui a été mise en ligne :
Les maisons de haute couture et créateurs de mode ont bénéficié de la vigueur du marché. La croissance à deux chiffres des leaders du secteur n’est pas entamée par la faiblesse du dollar et les tendances du marché vont continuer de porter leur activité : fréquentation touristique en hausse à Paris, bonne tenue de la consommation européenne et américaine, progression de la population de nouveaux riches dans les pays émergents, en particulier en Chine. Pour les jeunes maisons, l’enjeu est d’intégrer une logique économique, de se professionnaliser et de mettre en place une véritable stratégie de marque, souvent avec l’appui des investisseurs.
Augmentation de la pression concurrentielle…
A une conjoncture économique propice à la croissance des acteurs de la haute couture et de la création de mode s’ajoutent des tendances structurelles également entraînantes. Le socle de consommation de produits haut de gamme et de luxe s’est élargi du fait de l’évolution des comportements des consommateurs.
L’on assiste ainsi à un glissement de la composition de la clientèle, traditionnellement élitiste, de certaines maisons ” d’exception ” vers des consommateurs certes plus nombreux, mais aussi occasionnels et plus volatils. Conséquence de ce changement dans la composition de leur public, les couturiers doivent faire face à une concurrence croissante du fait de l’arrivée de nouvelles griffes qui naviguent sur la vague du prêt-à-porter haut de gamme, en pleine expansion. Les marques de luxe traditionnelles de fabrication artisanale se voient challengées par des créateurs qui misent sur une diffusion plus large de leurs produits et se situent dans des gammes de prix inférieures (Zadig et Voltaire, Paul & Joe, Comme des Garçons, etc.).
…sur un marché malgré tout dominé par quelques leaders du luxe
Le marché reste toutefois dominé par quelques grands groupes qui détiennent une part importante du marché : LVMH, PPR, Valentino Fashion Group, Armani, Hermès. Ces derniers gèrent des marques de luxe globales qui interviennent dans l’équipement de la personne, voire dans l’équipement du foyer et parfois même les loisirs (hôtellerie de luxe chez Armani). La concentration du secteur autour de ces multinationales qui se développent selon des stratégies de marque bien définies a contribué à la professionnalisation du secteur de la mode. De ce fait, les barrières à l’entrée sont d’autant plus élevées pour les jeunes créateurs qui souhaitent tenter leur chance. Ces derniers devront intégrer une logique économique dans la gestion de leur maison afin de bénéficier du soutien d’investisseurs pour financer leur croissance. En effet, si le secteur peut dégager des marges nettes très élevées, il requiert également des investissements importants afin d’assurer le contrôle de la diffusion de la marque, mais aussi de générer une croissance pérenne grâce à des collections élargies et une présence internationale.
Professionnalisation de la gestion afin de bénéficier de l’appui d’investisseurs
Ouverture de magasins, diversification des lignes de produits, internationalisation… les maisons de haute couture et les créateurs de mode doivent soutenir des investissements élevés pour se développer. Alors que les griffes intégrées dans des groupes multimarques florissants bénéficient d’un solide appui financier, d’autres doivent chercher des partenaires pour assurer leur future expansion. Plusieurs scénarios sont envisageables :
- l’introduction en bourse à l’instar de Burberry dont l’intégralité du capital est cotée au London Stock Exchange depuis fin 2005. Le groupe Prada envisage également depuis plusieurs années une introduction en bourse. L’ouverture d’une partie de son capital à Banca Intesa en septembre 2006 pourrait préparer l’opération pressentie pour fin 2007 ;
- l’ouverture du capital à un investisseur comme Paule Ka qui s’est adossé à CDC Entreprises (filiale de la Caisse des Dépôts) en lui cédant 17% de son capital. Les fonds d’investissement jouent un rôle de plus en plus important dans le secteur de la mode. Ils sont nombreux à prendre des participations ou à racheter l’intégralité de marques en plein développement, ou au contraire en difficultés. Ainsi, en 2006, Cerruti a été repris à 100% par le fonds américain Matlin Patterson qui compte relancer l’activité de couture tombée en désuétude. La griffe déficitaire Jil Sander a également été cédée par le groupe Prada à un fonds d’investissement, Change Capital Partners en 2006 ; idem pour Azzaro Couture, repris début 2007 par Reig Capital Group.
Emergence de groupes de luxe de taille moyenne
Par ailleurs, des groupes spécialisés de taille moyenne se constituent en France, à partir du rachat de différentes griffes de couture ou de maroquinerie. Ainsi, la holding Duménil, entrée dans le secteur du luxe en 2001, est aujourd’hui à la tête de sept marques de créateurs regroupées dans la filiale Alliance Designers. Un autre groupe français, Montaigne Fashion Group, s’est constitué en 2006 à partir de la marque Regina Rubens. Il a racheté Irène Van Ryb et a pour ambition de devenir un groupe de mode et de luxe multimarque.
Vers une nouvelle concentration ?
Enfin, alors que les leaders du luxe ont enregistré d’excellents résultats en 2006 et affichent une situation financière saine, un nouveau mouvement de concentration dans le secteur de la couture pourrait avoir lieu. Certains groupes ont d’ailleurs évoqué cette éventualité, comme LVMH, PPR ou Valentino Fashion Group… à un moment où des rumeurs persistantes courent sur la cession prochaine d’une des grandes maisons de couture, Giorgio Armani.
Ouvertures de boutiques ou déploiement de nouveaux concepts figurent en bonne place parmi les investissements des opérateurs qui exploitent des réseaux de boutiques en propre. Le nombre de boutiques gérées directement par les marques de mode a considérablement augmenté depuis le début de la décennie. En particulier, LVMH et Gucci Group ont mené une politique active d’ouverture de succursales (respectivement +388 et +258 entre 2000 et 2006). Le premier dispose d’une longueur d’avance grâce aux boutiques Louis Vuitton qui comptent pour plus d’un tiers des magasins du groupe (pôle mode et maroquinerie).
L’expansion des réseaux de boutiques en propre des maisons de mode
unité : nombre de magasins(1) données à fin mars (2) concessions et succursales (3) pôle mode et maroquinerie (source : Precepta d’après sociétés)
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Pour le reste de l’étude, il faudra payer, et cher, mais n’est-ce point normal puisque nous rentrons ici dans le monde du luxe : si cela vous dit de l’acheter, cliquer ici, et merci de me l’envoyer…
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